Exposition

Isabelle Caranbantes

Sculpture

Ecric Roux-Fontaine

Peinture

Du 03 Octobre au 25 Octobre

Eric Roux-Fontaine

 

"Tout d'abord, il y a l'impulsion initiale, qui vient de façon inattendue et souvent en dehors de mon studio! D'habitude, pour ne pas l'oublier, je le résume en quelques phrases dans un cahier ou je le griffonne rapidement avec un stylo à bille sur un post-it. Ensuite, je m'arrête et j'examine d'autres possibilités. Dans l'atelier, je commence à faire une sélection et je pense un peu comme le ferait un réalisateur. A aucun moment je n'essaye de dépeindre un lieu de manière littérale, car je pense que nous peignons avec notre culture autant qu'avec notre nature! Et le souvenir, ou le sentiment que l'on garde d'un lieu ou d'une scène, est parfois plus intéressant que la réalité «brute». Les personnes représentées dans les peintures ressemblent davantage à des acteurs. Ils apparaissent alors dans une scène, c'est à chacun de monter le film! Je pense que nous ne peignons pas un homme, mais l'interprétation de cet homme."

Isabelle CARABANTES

 

Née en 1965 à Paris elle apprend la sculpture dans différents ateliers et étudie le modelage d’après modèle vivant en travaillant sur les volumes dans l’espace, les axes et les plans, dans l’atelier de Philippe Jourdain

Parallèlement, son attirance pour la sculpture animalière se développe. La nature lui offre un monde fascinant et des moments magiques de contemplation. L’Afrique est source d’inspiration et devient ainsi son premier continent d’évasion.

Chaque réalisation commence par un travail sur l’anatomie des animaux puis par une étude de leur structure sociale pour restituer avec émotion leur beauté sauvage et leur puissance qui n’ont d’égal que la fragilité de leur vie. Nombre d’espèces sont ainsi menacées d’extinction.

Dans son monde animal, la matière écorchée, entaillée, caractéristique de l’artiste,  accroche une lumière sombre, et palpite d’une énergie à la fois puissante et délicate, celle d’un monde allégorique sauvage et menacé : le nôtre.

Mais c’est aussi une piste tranquille où cheminent guépards, léopards. L’artiste décline alors la force aux aguets, les ombres lumineuses, l’énergie silencieuse, encore contrainte,  et bientôt libérée du fauve à l’affut. Piste aussi ou avancent, faux débonnaires, seuls ou en groupe, les éléphants,  masses  aériennes, élégantes,  saisies à l’heure tranquille ou il est temps de boire. Contraste et unité, force et sérénité,  lient cette fois l’œuvre de l’artiste, et son bestiaire africain. La matière, maitrisée, parle toujours d’elle-même.